TEF Canada · expression écrite

Exercices corrigés d’expression écrite TEF Canada, sections A et B

Six sujets originaux au format officiel de l’expression écrite du TEF Canada, chacun avec un texte modèle de niveau C1 et ce qui le rend efficace : trois faits divers à terminer (section A) et trois lettres au journal (section B). Écrivez d’abord votre propre texte, faites-le corriger, puis comparez avec le modèle.

Mis à jour le 26 octobre 2026

Faites corriger votre texte

Écrivez sur ce sujet (ou collez le vôtre) : aperçu gratuit avec le niveau NCLC estimé et vos 2 corrections les plus importantes.

Un chien guide les pompiers

Voici le début d’un article de presse. Terminez cet article en ajoutant un texte de 80 mots minimum, en plusieurs paragraphes.

Un chien guide les pompiers Sherbrooke – Mercredi matin, un chien est resté plus d’une heure devant la caserne des pompiers en aboyant sans arrêt. Intrigués, deux pompiers ont décidé de le suivre…
0 mots · Attendu : 80 mots minimum Chronomètre 25:00

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Comment se servir des exercices

  1. Écrivez votre texte avant de lire le modèle, en temps limité : 25 minutes pour la section A, 35 pour la section B.
  2. Comptez vos mots selon la règle officielle : un mot est un ensemble de signes entre deux espaces.
  3. Faites corriger votre texte dans le correcteur en haut de la page pour voir vos propres erreurs.
  4. Comparez enfin avec le modèle : plan, connecteurs, temps verbaux, vocabulaire.

Section A : terminer un fait divers (25 minutes, 80 mots minimum)

Exercice 1 · Un chien guide les pompiers

Un chien guide les pompiers

Voici le début d’un article de presse. Terminez cet article en ajoutant un texte de 80 mots minimum, en plusieurs paragraphes.

Un chien guide les pompiers Sherbrooke – Mercredi matin, un chien est resté plus d’une heure devant la caserne des pompiers en aboyant sans arrêt. Intrigués, deux pompiers ont décidé de le suivre…

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Voir le texte modèle (150 mots)
L’animal, un berger allemand au pelage clair, les a conduits à travers le parc Jacques-Cartier jusqu’au bord de la rivière Magog. Là, au pied d’un talus glissant, un homme d’environ soixante-dix ans gisait dans les hautes herbes, la cheville visiblement fracturée. Parti promener son chien à l’aube, il avait chuté sur la berge et ne parvenait plus à se relever ; son téléphone, tombé à l’eau, ne lui était d’aucun secours. Les deux pompiers ont aussitôt alerté les ambulanciers et couvert le blessé de leurs vestes en attendant leur arrivée. Transporté à l’hôpital, le septuagénaire souffrait d’une légère hypothermie, mais ses jours ne sont pas en danger. « Ce chien a fait exactement ce qu’il fallait : il est allé chercher de l’aide là où il savait en trouver », s’étonne encore le lieutenant Marc Tremblay. Son maître, lui, a confié en souriant que Rocky aurait droit à une double ration pendant tout l’hiver.

Pourquoi ce texte fonctionne

  • La suite part exactement de la fin du début d’article : on découvre où le chien conduit les pompiers.
  • Trois paragraphes : la découverte, l’intervention des secours, puis le dénouement avec un témoignage.
  • Un vocabulaire de fait divers (« gisait », « le septuagénaire », « ses jours ne sont pas en danger ») et des temps du passé bien enchaînés, plus-que-parfait compris.

Exercice 2 · Un portefeuille retrouvé vingt ans plus tard

Un portefeuille retrouvé vingt ans plus tard

Voici le début d’un article de presse. Terminez cet article en ajoutant un texte de 80 mots minimum, en plusieurs paragraphes.

Un portefeuille retrouvé vingt ans plus tard Lyon – Mardi, une habitante du quartier de la Croix-Rousse a reçu par la poste une enveloppe sans nom d’expéditeur. À l’intérieur, elle a découvert le portefeuille qu’elle avait perdu en 2006…

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Voir le texte modèle (146 mots)
Rien n’y manquait : sa carte d’identité depuis longtemps périmée, une photo de ses enfants encore petits, un ticket de cinéma jauni et même les quarante euros qu’il contenait. Seule nouveauté, un mot écrit à la main était glissé entre les cartes : « Je l’ai trouvé il y a vingt ans dans un bus. J’ai eu honte de ne pas l’avoir rendu. Pardonnez-moi. » Très émue, Catherine Morel, 61 ans, se souvient parfaitement de ce soir de décembre où elle l’avait égaré en rentrant du travail. « J’avais fait opposition sur ma carte bancaire et refait tous mes papiers. Je n’aurais jamais imaginé le revoir un jour », confie-t-elle. Faute d’adresse, elle ne pourra pas remercier de vive voix l’auteur de ce geste tardif. Elle a donc fait paraître un message dans un quotidien local : « À la personne qui m’a rendu ces souvenirs : je vous pardonne de tout cœur, et merci. »

Pourquoi ce texte fonctionne

  • Des détails concrets (le contenu du portefeuille, le mot anonyme) rendent la suite crédible.
  • Le texte alterne faits, citation de l’habitante et dénouement, comme un vrai article de presse.
  • Le plus-que-parfait situe les faits de 2006 par rapport à ceux d’aujourd’hui (« elle l’avait égaré », « J’avais fait opposition »).

Exercice 3 · Un livreur à vélo devient un héros

Un livreur à vélo devient un héros

Voici le début d’un article de presse. Terminez cet article en ajoutant un texte de 80 mots minimum, en plusieurs paragraphes.

Un livreur à vélo devient un héros Bordeaux – Jeudi, en fin d’après-midi, un jeune livreur à vélo traversait le pont de pierre lorsqu’il a entendu des appels à l’aide venant des quais…

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Voir le texte modèle (165 mots)
Penché au-dessus du parapet, Karim Benali, 23 ans, a aperçu une fillette accrochée à une bouée et emportée par le courant de la Garonne, tandis que sa mère appelait à l’aide depuis la rive. Sans hésiter, le jeune homme a abandonné son vélo et sa commande sur le trottoir, puis il a dévalé l’escalier qui mène au quai. Plutôt que de sauter dans un fleuve au courant très fort, il a eu le réflexe de saisir la perche de sauvetage fixée près d’un ponton. Allongé sur les planches, il a tendu la perche à l’enfant et l’a ramenée jusqu’au bord, où des passants l’ont aidé à la hisser hors de l’eau. Prise en charge par les pompiers, la fillette, âgée de sept ans, souffrait seulement d’un léger refroidissement. « Je n’ai pas réfléchi, j’ai fait ce que n’importe qui aurait fait », assure le livreur, qui a terminé sa tournée avec une heure de retard. La mairie a annoncé qu’elle souhaitait le recevoir prochainement pour le remercier.

Pourquoi ce texte fonctionne

  • On reprend l’action au moment précis où l’article s’arrête : d’où viennent les appels à l’aide.
  • Un rebondissement crédible (la perche plutôt que le plongeon) et une fin complète : l’état de l’enfant, la réaction du héros.
  • Des participes en tête de phrase varient la syntaxe (« Penché au-dessus du parapet », « Allongé sur les planches », « Prise en charge par les pompiers »).

Méthode complète et exemples : Section A · Suite d’un fait divers.

Section B : la lettre au journal (35 minutes, 200 mots minimum)

Exercice 4 · Fermer les supermarchés le dimanche

Fermer les supermarchés le dimanche

Vous avez lu dans un journal l’affirmation suivante : « Les supermarchés devraient fermer le dimanche pour que tout le monde puisse se reposer. » Écrivez une lettre au journal pour dire ce que vous en pensez (200 mots minimum). Développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue.

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Voir le texte modèle (244 mots)
Madame, Monsieur, Dans votre édition de samedi, un lecteur affirme que les supermarchés devraient fermer le dimanche afin que chacun puisse se reposer. Si je partage son souci du repos, je ne crois pas qu’une fermeture obligatoire soit la bonne réponse. D’abord, le dimanche n’est pas un jour de repos pour tout le monde. Les infirmières, les policiers ou les employés des transports travaillent ce jour-là, tout comme les personnes qui cumulent deux emplois. Pour elles, le dimanche est souvent le seul moment où elles peuvent faire leurs courses sans devoir se précipiter après une longue journée de travail. Ensuite, l’ouverture dominicale crée des emplois. De nombreux étudiants financent leurs études grâce à ces heures, souvent mieux payées. Les supprimer reviendrait à les priver d’un complément précieux, sans garantie qu’ils trouvent ailleurs un emploi compatible avec leurs cours. Enfin, une fermeture imposée profiterait surtout aux géants de la vente en ligne, dont les entrepôts, eux, ne s’arrêtent jamais. Les commerces de proximité, qui réalisent une bonne part de leur chiffre d’affaires en fin de semaine, en seraient les premières victimes. Je reconnais toutefois que nul ne devrait être obligé de travailler le dimanche. Plutôt qu’une interdiction, je plaiderais pour un volontariat réel, des salaires majorés et un jour de repos garanti dans la semaine pour chaque employé. En somme, protéger le repos des salariés, oui ; fermer les magasins pour tous, non. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. Sophie Lambert

Pourquoi ce texte fonctionne

  • La position est annoncée dès l’introduction, avec une nuance (« Si je partage son souci du repos… »).
  • Trois arguments différents (les horaires de travail, l’emploi étudiant, la concurrence de la vente en ligne), chacun appuyé par un exemple.
  • Une concession suivie d’une contre-proposition, puis une conclusion en une phrase.

Exercice 5 · Les langues et la traduction automatique

Les langues et la traduction automatique

Vous avez lu dans un journal l’affirmation suivante : « Grâce aux traducteurs automatiques, apprendre une langue étrangère ne sert plus à rien. » Écrivez une lettre au journal pour dire ce que vous en pensez (200 mots minimum). Développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue.

Écrire et faire corriger sur ce sujet

Voir le texte modèle (238 mots)
Madame, Monsieur, Un de vos lecteurs soutient que, grâce aux traducteurs automatiques, apprendre une langue étrangère ne servirait plus à rien. Je ne partage pas du tout cet avis. Tout d’abord, ces outils rendent service, mais ils restent imparfaits. Ils traduisent correctement une phrase simple, beaucoup moins bien une plaisanterie, une expression familière ou une clause de contrat. À mon arrivée à Montréal, une application m’a fait écrire à mon propriétaire que je voulais « donner mon avis » alors que je souhaitais donner mon préavis : il a cru que j’avais une plainte à formuler, et non que je quittais l’appartement. Ensuite, parler une langue, ce n’est pas seulement échanger des informations. C’est comprendre l’humour d’un collègue, suivre un débat à la radio, se faire des amis. Aucun écran posé sur la table ne remplace une conversation spontanée, et c’est souvent par la langue que l’on finit par se sentir chez soi dans un nouveau pays. Enfin, apprendre une langue entretient la mémoire et l’attention, et ouvre des portes sur le marché du travail. Les employeurs recherchent toujours des personnes capables de négocier, de rassurer un client ou de rédiger un courriel sans intermédiaire. Je reconnais que les traducteurs automatiques sont précieux pour lire un panneau à l’étranger ou comprendre rapidement un document. Mais ils devraient être un appui pour apprendre, et non une raison d’y renoncer. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. Mehdi Haddad

Pourquoi ce texte fonctionne

  • Un désaccord net dès la deuxième phrase, puis trois arguments : les limites des outils, la dimension humaine de la langue, l’intérêt intellectuel et professionnel.
  • Un exemple vécu et précis (le « préavis » devenu « avis ») rend le premier argument convaincant.
  • Une concession (« Je reconnais que… ») avant la conclusion montre que l’auteur sait nuancer.

Exercice 6 · Supprimer les devoirs

Supprimer les devoirs

Vous avez lu dans un journal l’affirmation suivante : « Les devoirs à la maison devraient être interdits à l’école primaire. » Écrivez une lettre au journal pour dire ce que vous en pensez (200 mots minimum). Développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue.

Écrire et faire corriger sur ce sujet

Voir le texte modèle (259 mots)
Madame, Monsieur, J’ai lu avec intérêt l’affirmation selon laquelle les devoirs à la maison devraient être interdits à l’école primaire. Mère de deux enfants de sept et neuf ans, j’y suis favorable, du moins pour les exercices écrits. Mon premier argument tient à l’égalité des chances. Le soir, tous les enfants ne sont pas logés à la même enseigne : certains sont aidés par des parents disponibles ou suivent des cours particuliers, d’autres se débrouillent seuls, sur un coin de table, pendant que leurs parents sont encore au travail. Les devoirs creusent ainsi les écarts que l’école est censée réduire. Ensuite, les journées d’un écolier sont déjà longues. Après six heures de classe, un enfant de huit ans a besoin de jouer, de bouger, de lire pour le plaisir. Chez nous, les soirées se terminaient trop souvent en larmes devant une fiche de conjugaison, au détriment du sommeil et de la bonne humeur de toute la famille. Enfin, l’interdiction obligerait l’école à repenser l’entraînement. Certains établissements proposent déjà une étude après la classe, où les élèves revoient leurs leçons avec un adulte. Ce dispositif me semble à la fois plus efficace et plus juste. Certes, des parents craignent de ne plus savoir ce que leur enfant apprend. Mais un cahier de liaison ou une courte lecture à faire en famille suffiraient à les tenir informés. Pour toutes ces raisons, je souhaite que les devoirs écrits disparaissent de l’école primaire, au profit d’un travail mieux accompagné en classe. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. Nadia Benmoussa

Pourquoi ce texte fonctionne

  • Une position claire dès l’introduction, précisée tout de suite (« du moins pour les exercices écrits »).
  • Trois arguments bien distincts (l’égalité, la fatigue, une solution de remplacement), chacun développé par un exemple.
  • Une objection prise en compte (« Certes… ») et réfutée, puis une conclusion qui reformule la position.

Méthode complète et exemples : Section B · Lettre argumentée.

Ce que regardent les correcteurs

D’après la CCI Paris Île-de-France, deux correcteurs évaluent chaque copie séparément, avec une grille commune, et attribuent un niveau du CECR. La grille porte sur deux ensembles :

  • La qualité et l’efficacité du texte : respect de la situation, structure d’ensemble, clarté des informations ou de l’argumentation, capacité à développer, nuancer et préciser.
  • La richesse et la maîtrise de la langue écrite : vocabulaire, syntaxe (phrases, temps, modes) et orthographe.

Pour la section B, la CCI conseille d’annoncer sa position en une phrase plutôt qu’avec une longue introduction : ce sont le développement des arguments, les exemples et la cohérence qui font la différence.

Questions fréquentes

Où trouver des exercices corrigés d’expression écrite TEF Canada ?

La CCI Paris Île-de-France publie des exemples d’épreuves sur sa page « Se préparer ». Cette page-ci propose six sujets originaux au même format, chacun avec un texte modèle de niveau C1 et ce qui le rend efficace. Pour voir ce qui change d’un niveau à l’autre, lisez aussi nos exemples corrigés du NCLC 5 au NCLC 10.

Combien de mots faut-il écrire au TEF Canada ?

Section A : 80 mots minimum, en 25 minutes, pour terminer un article de presse en plusieurs paragraphes. Section B : 200 mots minimum, en 35 minutes, pour une lettre au journal avec au moins trois arguments. Il n’y a pas de maximum.

Comment l’expression écrite du TEF Canada est-elle notée ?

Deux correcteurs évaluent la copie séparément, avec une grille commune, et attribuent un niveau du CECR. Ils regardent la qualité du texte (respect de la situation, structure, clarté, capacité à développer et à nuancer) et la maîtrise de la langue (vocabulaire, syntaxe, orthographe). Le résultat est un score sur 699, que le tableau de la CCI et d’IRCC convertit en niveau NCLC.

Puis-je apprendre ces textes modèles par cœur ?

Non : le sujet du jour sera différent, et un texte appris qui ne répond pas à la consigne perd beaucoup de points. Servez-vous des modèles pour repérer un plan, des connecteurs et des tournures, puis écrivez vos propres textes.

Ces sujets sont-ils de vrais sujets d’examen ?

Non. Ils sont originaux, écrits pour l’entraînement au format officiel de la CCI Paris Île-de-France : ce ne sont ni des sujets d’examen, ni des sujets « tombés » recopiés de mémoire.