Connecteurs logiques : la liste utile pour l’expression écrite du TCF et du TEF Canada
Les connecteurs logiques (donc, pourtant, en revanche, c’est pourquoi…) rendent visible le lien entre vos idées : c’est ce que les correcteurs évaluent sous « cohérence et cohésion » au TCF Canada, et dans la structure et la clarté du texte au TEF Canada. Mais ils ne rapportent rien quand on les plaque : un connecteur n’est utile que s’il exprime un lien réel entre deux idées.
Mis à jour le 19 octobre 2026
Ce que les connecteurs apportent à votre note
Au TCF Canada, France Éducation international classe la cohérence et la cohésion parmi les critères pragmatiques, à côté du développement du thème ; parmi les capacités évaluées, elle mentionne aussi le fait d’enchaîner ses idées de façon cohérente. Au TEF Canada, la CCI Paris Île-de-France évalue la structure d’ensemble du texte et la clarté de l’argumentation ; dans son article de préparation à la section B (juin 2020), elle cite la cohérence interne et les liens entre les phrases parmi les points valorisés.
Dans une copie, les connecteurs ont trois rôles :
- annoncer la fonction d’une phrase : un exemple, une objection, une conclusion ;
- relier deux idées dans la même phrase : une cause, un but, une condition ;
- guider le lecteur d’un paragraphe à l’autre, surtout dans les textes argumentés.
Pourquoi les connecteurs plaqués ne rapportent rien
Aucun critère officiel ne compte les connecteurs : ce qui est évalué, c’est la cohérence du texte, donc la justesse des liens annoncés. Trois défauts reviennent souvent.
- Le faux lien. « Par conséquent » devant une idée qui n’est pas une conséquence, « de plus » devant une objection : le lecteur est dérouté, et le texte devient moins clair qu’avec un simple point.
- Un connecteur en tête de chaque phrase. « Premièrement… De plus… En outre… Par ailleurs… » : la liste remplace le raisonnement et le texte sonne mécanique.
- Le mauvais registre. « Néanmoins » et « en outre » dans un message à un ami, « du coup » dans une lettre au journal.
La cohésion ne repose d’ailleurs pas seulement sur les connecteurs : les pronoms et les reprises (« cette mesure », « ce problème »), la ponctuation et les paragraphes relient eux aussi les idées. Quand le lien entre deux phrases est évident, un point suffit.
La liste des connecteurs logiques, par fonction
Chaque tableau donne le connecteur, sa construction et un exemple en contexte. La construction compte autant que le sens : « bien que » demande le subjonctif, « malgré » un nom, « afin de » un infinitif. C’est souvent là que se cachent les erreurs.
Aller à : ajouter · énumérer · illustrer · cause · conséquence · but · opposition · concession · condition · reformuler · conclure · temps (récit)
Ajouter une idée
| Connecteur | Construction et emploi | Exemple |
|---|---|---|
| de plus | Ajoute un argument ; neutre, très courant à l’écrit. | Ce quartier est calme. De plus, il est bien desservi par le métro. |
| en outre | Même sens, registre plus soutenu : lettre formelle, article. | Cette mesure réduirait le bruit. En outre, elle rendrait les rues plus sûres pour les enfants. |
| par ailleurs | Ajoute une idée d’un autre ordre. | Le télétravail réduit les trajets. Par ailleurs, il oblige les entreprises à repenser leurs bureaux. |
| non seulement… mais aussi | Met en valeur le second élément. | Ce stage m’a non seulement appris un métier, mais aussi donné confiance en moi. |
| également | Se place en général après le verbe. | Le club propose également des cours pour les débutants. |
| sans compter que | + indicatif ; ajoute un argument de poids. | Les tablettes coûtent cher, sans compter qu’il faut les renouveler régulièrement. |
Énumérer et ordonner
| Connecteur | Construction et emploi | Exemple |
|---|---|---|
| tout d’abord, d’abord | Premier élément d’une série. | Tout d’abord, je voudrais vous remercier pour votre accueil. |
| ensuite, puis | Élément suivant ; « puis » surtout dans un récit. | Ensuite, nous avons visité le marché, puis nous sommes rentrés à pied. |
| enfin | Dernier élément d’une série. | Enfin, ce projet créerait des emplois dans le quartier. |
| d’une part… d’autre part | Deux aspects d’une même question. | Cette mesure aiderait, d’une part, les familles et, d’autre part, les petits commerces. |
| en premier lieu… en second lieu | Registre soutenu ; utile dans une lettre argumentée. | En premier lieu, la gratuité permettrait à plus de jeunes de faire des études. |
| premièrement, deuxièmement… | Clair mais lourd ; à réserver aux listes courtes. | Premièrement, le projet coûte trop cher ; deuxièmement, il ne répond pas aux besoins des habitants. |
Illustrer par un exemple
| Connecteur | Construction et emploi | Exemple |
|---|---|---|
| par exemple | Introduit un cas concret. | Certains métiers ne peuvent pas s’exercer à distance : les infirmiers, par exemple. |
| notamment | « En particulier » ; se place devant l’exemple. | Des transports gratuits aideraient notamment les étudiants et les retraités. |
| ainsi | En tête de phrase, introduit un exemple qui prouve l’idée (il peut aussi marquer la conséquence). | Les habitudes changent. Ainsi, dans mon immeuble, plusieurs voisins vont désormais au travail à vélo. |
| comme | + nom ; cite quelques exemples. | Des activités simples, comme la marche ou le vélo, suffisent pour rester en forme. |
| c’est le cas de | + nom ; relie l’idée générale à un exemple. | Beaucoup de petits commerces ont fermé : c’est le cas de la boulangerie de ma rue. |
| prenons l’exemple de | Annonce un exemple développé. | Prenons l’exemple de ma voisine : elle travaille chez elle depuis deux ans. |
Exprimer la cause
| Connecteur | Construction et emploi | Exemple |
|---|---|---|
| parce que | + indicatif ; répond à « pourquoi ? ». | Je prends le train parce que c’est plus reposant que la voiture. |
| car | + indicatif ; relie deux propositions. À éviter en tête de phrase. | Je soutiens ce projet, car il profitera à tout le quartier. |
| puisque | Cause connue du lecteur ou évidente. | Puisque tu cherches un logement, je t’envoie l’annonce que j’ai vue. |
| comme | Cause placée en tête de phrase uniquement. | Comme le bus était en retard, je suis arrivé après le début de la réunion. |
| étant donné que | + indicatif ; plus soutenu que « vu que ». | Étant donné que les loyers augmentent, beaucoup de familles quittent le centre. |
| grâce à | + nom ; cause d’un résultat positif. | Grâce à l’aide des voisins, la fête a été un succès. |
| à cause de | + nom ; cause d’un résultat négatif. | Nous avons manqué le début du film à cause des embouteillages. |
| en raison de | + nom ; neutre, style administratif ou journalistique. | Le marché de Noël est annulé en raison de la tempête. |
| en effet | Justifie ce qui vient d’être dit. | Ce projet est urgent. En effet, le parc est fermé depuis six mois. |
Exprimer la conséquence
| Connecteur | Construction et emploi | Exemple |
|---|---|---|
| donc | Neutre ; se place souvent après le verbe. | La pharmacie ferme à 18 h ; il faut donc y aller avant. |
| c’est pourquoi | En tête de proposition ; idéal pour tirer la leçon d’un argument. | Les embouteillages sont quotidiens. C’est pourquoi je propose de développer le covoiturage. |
| par conséquent | Plus soutenu que « donc ». | La salle est trop petite. Par conséquent, la réunion aura lieu à la mairie. |
| ainsi | En tête de phrase : « de cette façon », « par conséquent ». | La bibliothèque ouvre désormais le soir. Ainsi, chacun peut y aller après le travail. |
| si bien que | + indicatif ; conséquence d’un fait. | Il a neigé toute la nuit, si bien que les écoles sont restées fermées. |
| de sorte que | + indicatif pour un résultat (+ subjonctif pour un but). | Le bruit a augmenté, de sorte que plusieurs habitants ont porté plainte. |
| d’où | + nom ; résume la conséquence. | Les prix ont encore augmenté, d’où la colère des clients. |
| tellement… que, si… que | Conséquence d’une intensité. | Le concert était tellement bruyant que les voisins ont appelé la police. |
Exprimer le but
| Connecteur | Construction et emploi | Exemple |
|---|---|---|
| pour, afin de | + infinitif, quand le sujet est le même. | Je vous écris afin de signaler un problème de chauffage. |
| pour que, afin que | + subjonctif, quand les sujets sont différents. | Je te laisse mes clés pour que tu puisses arroser les plantes. |
| dans le but de | + infinitif ; un peu lourd, à doser. | La mairie a lancé cette campagne dans le but de réduire les déchets. |
| de façon à, de manière à | + infinitif. | Organisons les horaires de façon à éviter les heures de pointe. |
| de peur de, de crainte de | + infinitif ; but à éviter. | Je pars tôt de peur de manquer mon train. |
Opposer ou comparer deux idées
| Connecteur | Construction et emploi | Exemple |
|---|---|---|
| mais | Le plus simple ; relie deux propositions. | L’appartement est petit, mais il est très lumineux. |
| en revanche | Contraste entre deux faits ; registre soigné. | Karim apprécie le télétravail ; Sophie, en revanche, regrette l’ambiance du bureau. |
| alors que, tandis que | + indicatif ; oppose deux éléments dans la même phrase. | Le premier document veut limiter la voiture, alors que le second la défend. |
| au contraire | La seconde idée contredit la première. | Cette règle ne nous a pas ralentis ; au contraire, nous avons fini plus tôt. |
| contrairement à, à la différence de | + nom. | Contrairement à Karim, Sophie voudrait revenir travailler au bureau. |
| de même, de la même façon | Rapproche deux idées semblables. | Les commerçants craignent cette mesure ; de même, les artisans redoutent de ne plus pouvoir se garer. |
| par contre | Courant, plutôt oral ; à l’écrit formel, préférez « en revanche ». | Le gîte était confortable ; par contre, le petit-déjeuner était décevant. |
Concéder : reconnaître l’argument opposé
| Connecteur | Construction et emploi | Exemple |
|---|---|---|
| pourtant | En tête de phrase ou après le verbe conjugué. | Le télétravail fait gagner du temps. Il peut pourtant isoler les salariés. |
| cependant, toutefois, néanmoins | Même sens, registre plus soutenu. | Le projet est ambitieux. Toutefois, son financement n’est pas encore assuré. |
| bien que, quoique | + subjonctif. | Bien que le trajet soit long, je préfère le train. |
| même si | + indicatif. | Même si le centre-ville devient piéton, les livraisons resteront possibles le matin. |
| malgré, en dépit de | + nom. | Malgré la pluie, plus de cent bénévoles sont venus. |
| certes… mais | Reconnaît un argument puis le renverse : idéal pour argumenter. | Certes, les tablettes motivent les élèves, mais elles ne remplacent pas l’enseignant. |
| il est vrai que… cependant | Le même mouvement, en deux phrases. | Il est vrai que l’occasion coûte moins cher. Cependant, les appareils n’ont souvent aucune garantie. |
| avoir beau + infinitif | Niveau avancé ; sens de « même si ». | J’ai beau éteindre mon ordinateur à 18 h, je pense encore au travail. |
Poser une condition
| Connecteur | Construction et emploi | Exemple |
|---|---|---|
| si | Si + présent → futur ; si + imparfait → conditionnel. Jamais de conditionnel après « si ». | Si la ville créait plus de pistes cyclables, j’irais au travail à vélo. |
| à condition que, pourvu que | + subjonctif. | Je veux bien t’aider, à condition que tu me préviennes la veille. |
| à condition de | + infinitif, quand le sujet est le même. | L’abonnement est rentable à condition de l’utiliser chaque semaine. |
| au cas où | + conditionnel. | Prends un parapluie au cas où il pleuvrait. |
| en cas de | + nom. | En cas de problème, appelez le gardien. |
| sinon | Annonce ce qui arrive si la condition n’est pas remplie. | Réservez avant vendredi ; sinon, il n’y aura plus de place. |
| à moins que | + subjonctif ; sens de « sauf si ». | Nous partirons à 8 h, à moins que la route soit fermée. |
Reformuler, préciser, rapporter une opinion
| Connecteur | Construction et emploi | Exemple |
|---|---|---|
| c’est-à-dire | Explique un mot ou une idée. Selon la règle officielle du TCF, il compte pour 1 mot. | Je travaille en mode hybride, c’est-à-dire deux jours au bureau et trois chez moi. |
| autrement dit, en d’autres termes | Redit la même idée plus simplement. | Le loyer représente la moitié de mon salaire ; autrement dit, je ne peux plus épargner. |
| plus précisément | Resserre une idée trop générale. | Le projet concerne le centre, plus précisément les trois rues autour du marché. |
| à savoir | Annonce une énumération ou une précision. | Deux solutions existent, à savoir le covoiturage et le bus à la demande. |
| en fait | Corrige une idée reçue ou une première impression. | Je croyais que le train serait plus cher. En fait, il m’a coûté moins cher que l’essence. |
| selon, d’après | + nom ; attribue une opinion à quelqu’un (tâche 3 du TCF). | Selon Karim, travailler chez soi fait gagner du temps et facilite la vie de famille. |
| pour sa part, de son côté | Présente le second point de vue. | Sophie, pour sa part, souffre du manque de contacts avec son équipe. |
Conclure
| Connecteur | Construction et emploi | Exemple |
|---|---|---|
| pour conclure, en conclusion | En tête du dernier paragraphe, une seule fois. | Pour conclure, je suis favorable à cette mesure, à condition qu’elle soit progressive. |
| en somme, en définitive | Résume une position après les arguments. | En définitive, les avantages du projet l’emportent sur ses inconvénients. |
| pour toutes ces raisons | Relie la conclusion aux arguments donnés. | Pour toutes ces raisons, je vous invite à participer à la prochaine journée de nettoyage. |
| finalement | « Au bout du compte », après une hésitation ou un changement. | J’hésitais à m’inscrire ; finalement, je ne le regrette pas du tout. |
| bref | Familier : à réserver à un message amical. | Bref, c’était une soirée parfaite ! |
Se repérer dans le temps : le récit (section A du TEF)
| Connecteur | Construction et emploi | Exemple |
|---|---|---|
| ce jour-là, ce matin-là | Situe le récit dans le passé. | Ce matin-là, la randonneuse ne se doutait pas que sa promenade durerait toute la journée. |
| la veille, le lendemain | Par rapport à un moment passé ; « hier » et « demain » renvoient au moment où l’on écrit. | Le lendemain, elle a raconté son aventure à la radio locale. |
| soudain, tout à coup | Événement inattendu, rupture dans le récit. | Soudain, le brouillard a recouvert le sentier. |
| au bout de, quelques minutes plus tard | Durée écoulée. | Au bout de trois heures de marche, elle a aperçu une cabane. |
| au moment où, lorsque | + indicatif ; moment précis. | Au moment où les secouristes sont arrivés, la nuit tombait déjà. |
| pendant que, tandis que | Deux actions en même temps. | Pendant qu’un secouriste la réchauffait, l’autre prévenait sa famille. |
| dès que, aussitôt | Immédiatement après. | Dès qu’elle a retrouvé du réseau, elle a appelé les secours. |
| c’est alors que | Introduit l’événement décisif. | C’est alors qu’un chien s’est mis à aboyer près de la cabane. |
| avant de, après avoir | + infinitif (présent ou passé). | Après avoir remercié les secouristes, elle a promis de ne plus partir seule. |
Registre : ce qui passe à l’écrit et ce qui sonne oral
Certains connecteurs, très fréquents à l’oral, paraissent relâchés dans un texte formel. Le registre fait partie de l’adéquation à la situation (critère sociolinguistique au TCF, respect de la situation au TEF), et il vaut aussi pour les connecteurs.
| Oral ou familier | Dans un texte formel |
|---|---|
| du coup | donc, c’est pourquoi, par conséquent |
| en plus | de plus, en outre |
| par contre | en revanche, au contraire, cependant (selon le sens) |
| vu que | puisque, étant donné que |
| alors (au sens de « donc ») | donc, ainsi |
| après (au sens de « cela dit ») | cela dit, toutefois |
| bref | en somme, en définitive |
| comme ça (au sens de « ainsi ») | ainsi, de cette façon |
« Par contre » ou « en revanche » ?
« Par contre » n’est pas une faute : longtemps critiqué par les puristes, il est entré dans l’usage courant. Il reste toutefois plus oral que « en revanche ». Dans un article (tâche 3 du TCF) ou une lettre au journal (section B du TEF), choisissez « en revanche » pour opposer deux faits, « au contraire » quand la seconde idée contredit la première, et « cependant » pour une concession.
« Du coup » : à réserver à l’oral
« Du coup » s’emploie partout à l’oral au sens de « donc ». À l’écrit, il relève du registre familier : remplacez-le par « donc », « c’est pourquoi » ou « par conséquent ». Même dans un message amical, évitez de le répéter.
Le bon registre dépend du destinataire
Dans un message à un ami (tâche 1 du TCF), « en plus » ou « bref » sont naturels, alors que « néanmoins » ou « en outre » paraîtraient raides. Dans un article ou une lettre au journal, c’est l’inverse : visez un registre courant ou soutenu.
Les pièges de grammaire à connaître
« Bien que » + subjonctif, « même si » + indicatif
Les deux expriment une concession, mais pas avec le même mode. « Quoique » se construit comme « bien que ».
- À éviter : Bien que le télétravail est pratique, il isole certains salariés.
- Correct : Bien que le télétravail soit pratique, il isole certains salariés.
- Correct : Même si le télétravail est pratique, il isole certains salariés.
« Malgré » + nom, et pas « malgré que »
« Malgré » se construit avec un nom. « Malgré que » suivi d’un verbe est critiqué par la plupart des grammaires : à l’examen, remplacez-le par « bien que » + subjonctif, ou transformez le verbe en nom.
- À éviter : Malgré qu’il pleuvait, la fête a eu lieu.
- Correct : Malgré la pluie, la fête a eu lieu.
- Correct : Bien qu’il ait plu toute la journée, la fête a eu lieu.
« En effet » n’est pas « en fait »
« En effet » confirme ce qui vient d’être dit et introduit une justification. « En fait » corrige une idée ou une première impression.
- Correct : Je recommande ce club. En effet, les entraîneurs sont très attentifs.
- À éviter : Je pensais que ce serait cher. En effet, c’était bon marché.
- Correct : Je pensais que ce serait cher. En fait, c’était bon marché.
« Alors que » : indicatif, et jamais seul
« Alors que » oppose deux faits (ou deux actions simultanées) et se construit avec l’indicatif : contrairement à « bien que », il ne demande pas le subjonctif. Comme « parce que » ou « bien que », il introduit une subordonnée : il ne peut pas former une phrase à lui seul.
- À éviter : Karim aime le télétravail. Alors que Sophie le trouve isolant.
- À éviter : Sophie préfère le bureau, alors que Karim soit plus efficace chez lui.
- Correct : Sophie préfère le bureau, alors que Karim est plus efficace chez lui.
« Pourtant » : la bonne place
« Pourtant », comme « cependant » ou « toutefois », se place en tête de phrase, après le verbe conjugué ou, aux temps composés, entre l’auxiliaire et le participe. « Mais pourtant » est redondant : choisissez l’un ou l’autre.
- Correct : Pourtant, le projet a été accepté.
- Correct : Le projet a pourtant été accepté.
- À éviter : Mais pourtant, le projet a été accepté.
« Enfin » ou « finalement » ?
Pour annoncer le dernier élément d’une énumération, « enfin » est le choix naturel. « Finalement » signifie plutôt « au bout du compte » : il marque l’aboutissement d’une hésitation ou d’un changement.
- Correct : D’abord…, ensuite…, enfin, ce projet créerait des emplois.
- Correct : J’hésitais à partir ; finalement, je suis resté.
« Car » et « en effet » : jamais ensemble
Les deux annoncent une justification : les employer ensemble fait double emploi. Évitez aussi de commencer une phrase par « car ».
- À éviter : Je soutiens ce projet car en effet il est utile.
- Correct : Je soutiens ce projet, car il est utile.
- Correct : Je soutiens ce projet. En effet, il est utile.
« Avant que » + subjonctif, « après que » + indicatif
Un piège fréquent dans les récits (section A du TEF). Selon la norme, « après que » se construit avec l’indicatif, même si l’on entend souvent le subjonctif. Le plus sûr : « après » + infinitif passé quand le sujet est le même.
- Correct : Les secouristes l’ont retrouvée avant qu’il fasse nuit.
- Correct : Après qu’ils sont partis, le calme est revenu.
- Correct : Après avoir remercié les secouristes, elle est rentrée chez elle.
Quels connecteurs pour quelle tâche ?
Les connecteurs utiles dépendent de ce que la tâche vous demande : raconter, comparer ou argumenter.
| Épreuve | Ce que vous écrivez | Connecteurs qui servent le plus |
|---|---|---|
| TCF · tâche 1 60 à 120 mots | Un message pour décrire, raconter ou expliquer, à un ou plusieurs destinataires précisés dans la consigne | parce que, comme, donc, mais, si, pour que ; avec un ami : en plus, bref |
| TCF · tâche 2 120 à 150 mots | Le récit d’une expérience, avec des commentaires ou des arguments au service d’un but | d’abord, ensuite, au bout de, finalement ; grâce à, même si, c’est pourquoi ; pour toutes ces raisons |
| TCF · tâche 3 120 à 180 mots | La comparaison de deux points de vue, puis votre position | partie 1 : selon, pour sa part, alors que, en revanche ; partie 2 : certes… mais, en effet, par conséquent, en définitive |
| TEF · section A 80 mots minimum | La suite d’un fait divers, en plusieurs paragraphes | ce jour-là, soudain, au bout de, au moment où, c’est alors que, le lendemain, si bien que |
| TEF · section B 200 mots minimum | Une lettre au journal qui défend votre opinion avec au moins trois arguments | tout d’abord, ensuite, enfin ; par exemple, notamment ; certes… mais ; par conséquent ; pour toutes ces raisons |
TCF Canada : tâches 1, 2 et 3
À la tâche 1, le message est court : quelques liens simples et justes (« comme », « donc », « si tu veux ») valent mieux que des connecteurs soutenus. À la tâche 2, les marqueurs de temps font avancer le récit, puis les connecteurs de cause et de conséquence portent votre commentaire jusqu’au but fixé par la consigne. À la tâche 3, la première partie présente les deux opinions avec vos propres mots : « selon », « alors que » ou « en revanche » montrent que vous les comparez au lieu de les résumer l’une après l’autre. Dans la seconde partie, une concession (« certes… mais ») prouve que vous tenez compte de l’autre point de vue avant d’affirmer le vôtre.
TEF Canada : sections A et B
La section A se lit comme un article de presse : les marqueurs de temps (« ce jour-là », « au bout de », « le lendemain ») font progresser l’histoire de paragraphe en paragraphe, et « si bien que » ou « c’est pourquoi » expliquent l’enchaînement des faits. À la section B, la consigne demande au moins trois arguments : « tout d’abord », « ensuite », « enfin » les rendent visibles, « par exemple » et « notamment » les développent. La CCI Paris Île-de-France précise qu’une phrase d’introduction qui annonce votre position suffit, et qu’une introduction ou une conclusion longues et vides ne rapportent rien : gardez vos connecteurs pour articuler les arguments.
Pour le format complet des épreuves, voir nos guides sur les 3 tâches et la notation de l’écrit au TCF Canada et sur l’expression écrite du TEF Canada.
Avant / après : des connecteurs qui relient de vraies idées
Le même avis, écrit deux fois. Sujet : faut-il ouvrir les bibliothèques le dimanche ? Il s’agit d’un paragraphe d’opinion, comme dans la deuxième partie de la tâche 3 du TCF. Les connecteurs sont en gras.
Version A — six connecteurs plaqués (45 mots)
| Connecteur | Le problème |
|---|---|
| Premièrement | Annonce une liste qui ne vient jamais ; la phrase donne la position, pas un premier argument. |
| De plus | Introduit en fait la raison de cette position : il fallait une cause (« car », « en effet »). |
| En outre | N’ajoute rien : dire que les gens sont libres le dimanche prolonge la phrase précédente, ce n’est pas un nouvel argument. |
| Par conséquent | Introduit une objection, pas une conséquence : il fallait une concession (« il est vrai que »). |
| Donc | La conséquence est juste, mais le texte ne dit pas que cela règle le problème : l’objection reste sans réponse. |
| En conclusion | Conclut par une évidence alors que rien n’a été démontré. |
Résultat : un connecteur par phrase, mais aucun raisonnement. Avec 45 mots, ce paragraphe serait d’ailleurs trop court pour la deuxième partie de la tâche 3 (80 à 120 mots) : les connecteurs ne remplacent pas les idées.
Version B — des liens réels (83 mots)
| Connecteur | Le lien exprimé |
|---|---|
| car | Cause : justifie la position dès la première phrase. |
| Il est vrai que | Concession : reconnaît l’argument opposé. |
| Cependant | Opposition : répond à cette objection. |
| si | Condition : précise à quelles conditions la solution fonctionne. |
| Ainsi | Conséquence : montre ce que la mesure apporterait. |
La version B n’a pas plus de connecteurs que la version A, mais chacun correspond à un vrai mouvement de la pensée. Les reprises « cette mesure », « ce problème » et « ces heures » relient aussi les phrases, sans aucun connecteur.
À vous : le sujet ci-dessous (tâche 3, le télétravail) se prête bien à l’exercice. Dans la première partie, comparez les deux opinions avec « selon », « alors que » ou « en revanche » ; dans la seconde, donnez votre position avec une concession (« certes… mais »), puis faites corriger votre texte.
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Sujet du jour
Le télétravail
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Questions fréquentes sur les connecteurs logiques
Combien de connecteurs logiques faut-il utiliser au TCF Canada ?
Les consignes officielles ne fixent aucun nombre. Les correcteurs évaluent la cohérence et la cohésion du texte, pas un total de connecteurs. Employez-en un chaque fois qu’il y a un vrai lien logique à montrer (cause, opposition, conséquence…), variez-les, et évitez d’en placer un en tête de chaque phrase.
Les connecteurs suffisent-ils pour avoir une bonne note en cohérence ?
Non. La cohérence vient aussi du plan (un paragraphe par idée), de la progression des idées et des reprises : pronoms, synonymes, « cette mesure », « ce problème ». Un texte peut contenir dix connecteurs et rester confus si les idées ne s’enchaînent pas.
« Par contre » est-il une faute ?
Non, mais il appartient plutôt à la langue courante et orale. Dans un message à un ami, il passe très bien ; dans un article (tâche 3 du TCF) ou une lettre au journal (section B du TEF), « en revanche », « au contraire » ou « cependant », selon le sens, font meilleure impression.
Quelle est la différence entre « en effet » et « en fait » ?
« En effet » confirme ce qui vient d’être dit et introduit une justification : « Je recommande ce club. En effet, les entraîneurs sont attentifs. » « En fait » corrige une idée ou une première impression : « Je pensais que ce serait cher. En fait, c’était abordable. »
Quels connecteurs apprendre en priorité ?
Un ou deux par fonction, mais bien maîtrisés : d’abord, ensuite, enfin pour ordonner ; par exemple pour illustrer ; parce que, car, puisque pour la cause ; donc, c’est pourquoi pour la conséquence ; pour que (+ subjonctif) pour le but ; mais, en revanche pour l’opposition ; bien que (+ subjonctif), même si, malgré (+ nom) pour la concession ; si pour la condition ; pour conclure. Ajoutez les plus soutenus (en outre, néanmoins, par conséquent) quand ceux-là sont devenus automatiques.